La RFID

La technologie RFID (Radio Fréquence IDentifiant) fait partie des dispositifs d’interaction sans contact. Elle met en œuvre :

  •  un badge (ou Tag) contenant une puce électronique connectée à une petite antenne
  •  une plus grosse antenne connectée à un lecteur géré lui-même par un ordinateur.

Architecture d'un dispositif RFID

Le badge ne contient pas de pile ni accumulateur et puise son énergie dans le champ du lecteur dans lequel il se trouve plongé momentanément. En dehors de cette situation, la puce se "rendort" jusqu’au prochain couplage.

Lorsque la puce est activée, elle effectue des court-circuits sur son antenne ce qui crée des variations de couplage magnétique qui se traduisent par des variations de courant dans l’antenne du lecteur. Par cette méthode, la puce peut donc transmettre son identité ou d’autres informations.

Diagramme de couplage RFID selon la Sté RFidees

Réciproquement, le lecteur peut moduler le champ magnétique pour transmettre des informations dans la mémoire de la puce (quelques centaines ou milliers d’octets).

La rupture technologique du RFID se situe dans sa capacité à enregistrer des informations sans énergie embarquée et en termes d’Usages, dans son mode d’interaction transparent à l’insu de l’usager.

Quelle opportunité pour le monde de la culture ?

La technologie RFID ouvre un champ immense de nouveaux modes d’interaction au sein des espaces muséographiques. Elle permet :

  •  de personnaliser le discours en fonction du profil du visiteur (langue, enfant/adulte, centres d’intérêt, ...)
  •  de récupérer les traces de parcours pour construire un espace personnalisé d’après visite sur le Web
  •  de configurer à l’avance des profils de visite (scolaires, groupes, ...)
  •  d’interagir de façon transparente par rapport aux scénographies

Mais attention, cette technologie ne se plaque pas à postériori sur une scénographie. Au contraire elle se mélange au geste de création scénographique très en amont du projet, en prenant en compte des scénarios d’usage très précis.